Marie et Félix
Ils vivent de petits larcins commis la nuit tombée sur les routes de campagne.
Monsieur et Madame Brant sont en vacances dans la région. Comme tout Britannique qui se respecte ils ont entendu parler du charme du Luberon. Ils cherchent à acquérir une maison pour les vacances. Ils sont en Provence depuis trois jours, à Gordes précisément. Ils en profitent pou tester tous toutes les bonne stables de la région. Ce soir, ils dînaient aux Herbes Blanches, entre Gordes et Cavaillon. Le restaurant est tenu par une anglaise qui cuisine à la perfection la cuisine provençale. Après un dîner délicieux dans le jardin, ils reprirent le chemin du retour. Il nétait pas loin de minuit. Soudain une voiture leur fit signe de sarrêter et de se garer le long de la route. Ils avaient des uniformes de police.Monsieur Brant était inquiet. Il navait commis aucune infraction sinon celle de bien apprécier le Côtes du Rhône !
- Madame, monsieur, Bonsoir, Police. Nous effectuons un simple contrôle de routine. Veuillez me montrer vos papiers, sil vous plait demande le policier alors que la jeune femme en tenue elle aussi fait le tour de la voiture.
- Vous recherchez des voleurs ?
- Oui. Il y a un gang de jeunes qui rackette les touristes la nuit sur les routes désertes. Vous êtes anglais ?
- Oui. Nous sommes à la recherche dune maison à acheter, dit madame Brant. Nous sommes ici depuis trois jours seulement. Mais ces bandits, ils cherchent quoi exactement ?
- Votre argent essentiellement et votre voiture si elle est dun modèle intéressant pour eux. Mais vous navez rien à craindre madame vous avez sans doute laisser vos valeurs dans le coffre de lhôtel demanda le policier.
- Non ! Ma femme na pas confiance dans les coffres. Elle préfère tout prendre sur elle. Dites lui que cest dangereux.
- Votre mari a raison, madame. Soyez plus prudente à lavenir. Bon jai juste une vérification dimmatriculation à faire monsieur, vous voulez bien venir jusquà ma voiture ?
Monsieur Brant obtempéra. docilement. Pendant ce temps la jeune policière avec un sourire charmant regarda madame Brant. Celle ci par politesse baissa sa vitre pour parler à la jeune femme. Celle ci jeta un coup dil vers la voiture de police , posa ses mains sur le capot de la voiture un instant.
- Je ne connais pas lAngleterre et jaimerai beaucoup y aller un jour, dit elle en plaquant un coton chloroformé sur le visage de madame Brant.
Elle ne poussa quun petit cri étouffé qui parvint tout de même aux oreille de son époux. Il se retourna et vit son épouse affalé la tête en arrière sur son siège. Il se retourna vers le policier :
- Ma femme à un malaise .
- Cest nous le malaise, dit le policier en lui assénant un coup de poing dans lestomac suivit dun coup sur la nuque. Monsieur Brant sécroula au sol, inconscient.
- Félix grouille toi de le remettre dans la voiture avant quune bagnole rapplique sécria Marie.
Elle était déjà sur la banquette arrière de la Rover fouillant le sac à main. Félix installa Mr Brant sur le siège tout en le dépouillant de son portefeuille.
- Hé ! Joli paquet ! dit-il en montant une liasse de billets. Pas de Travels Chèques, cest mamie qui doit avoir le magot !
- Tas raison ! Regardes çà ! Sexclama telle en montrant une poignée de bijoux ! Et voilà les Travels !
- Décampons !
